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Systèmes de Second Ordre

Modélisation du système

Équation différentielle

L'équation différentielle d'un système de second ordre peut s'exprimer sous la forme suivante :

1ω02d2y(t)dt2+2mω0dy(t)dt+y(t)=b2d2x(t)dt2+b1dx(t)dt+b0x(t)
  • ω0 désigne la pulsation propre [rad/s],
  • m désigne le coefficient d'amortissement,
  • Q=12m désigne le facteur de qualité.

Fonction de transfert

La fonction de transfert d'un système de second ordre peut s'exprimer sous la forme normalisée suivante :

H(s)=N(s)1ω02s2+2mω0s+1
  • N(s) désigne le numérateur de la fonction de transfert (polynôme de degré inférieur ou égal à 2).

Exemples

Les 4 exemples ci-dessous présentent les fonctions de transfert normalisées (a0=1) de second ordre. À l'exception du passe-haut (m=n), ces fonctions de transfert sont des fonctions rationnelles propres (m<n).

Passe-bas (LP2)

HLP(s)=T01ω02s2+2mω0s+1

Exemple de circuit : Filtre RLC série ou structure Sallen-Key passe-bas.

Passe-bande (BP2)

HBP(s)=2mTmω0s1ω02s2+2mω0s+1

Exemple de circuit : Circuit RLC série avec sortie aux bornes de R.

Passe-haut (HP2)

HHP(s)=Tω02s21ω02s2+2mω0s+1

Exemple de circuit : Structure Sallen-Key passe-haut.

Réjecteur (BR2)

HBR(s)=T0(1ω02s2+1)1ω02s2+2mω0s+1

Exemple de circuit : Circuit bouchon RLC.

Expressions des Pôles

Les pôles s'obtiennent en déterminant les racines du dénominateur de la fonction de transfert c-à-d en déterminant les valeurs de s telles que :

1ω02s2+2mω0s+1=0

Cette équation est une équation du second degré. Le discriminant s'exprime sous la forme suivante:

Δ=(2mω0)24ω02=4ω02(m21)

L'expression du discriminant montre que la valeur de m joue un rôle essentiel dans l'expression des deux racines. Spécifiquement, nous pouvons distinguer 3 cas de figure.

Cas où m>1

Lorsque m>1, le système possède deux pôles réels et distincts. Les pôles s'expriment sous la forme

p1=mω0+ω0m21p2=mω0ω0m21

Mathématiquement, les deux pôles possèdent les propriétés suivantes:

  • le produit des deux pôles est égal à p1p2=m2ω02ω02(m21)=ω02
  • la somme des deux pôles est égale à p1+p2=2mω0.

En utilisant ces 2 propriétés, il est possible d'identifier le coefficient d'amortissement et la pulsation propre via les relations :

ω0=p1p2m=p1+p22ω0

Géométriquement, les deux pôles sont placés sur un cercle de centre mω0 et de rayon ω0m21.

Cas où m=1

Lorsque m=1, le système possède un pôle réel double. Le pôle réel double s'exprime sous la forme

p1=p2=mω0

Cas où m<1

Lorsque m<1, le système possède une paire de pôles complexes-conjugués. Les pôles s'expriment sous la forme

p1=mω0+jω01m2p2=mω0jω01m2

Mathématiquement, il est possible de démontrer que :

  • le module de chaque pôle est égal à |p1|=|p2|=(mω0)2+ω02(1m2)=ω0.
  • l'angle formé entre le pôle p1 et l'axe des réels est donné par cos(θ)=Re(p1)/|p1|=m

En utilisant ces 2 propriétés, il est possible d'identifier le coefficient d'amortissement et la pulsation propre via les relations :

ω0=p1p1=|p1|m=Re(p1)ω0

Réponse Temporelle

En utilisant l'équation différentielle, la réponse à une entrée quelconque s'exprime sous la forme :

y(t)=yl(t)+yp(t)
  • yl(t): solution libre,
  • yp(t): solution particulière.

Cas où m>1

La solution libre s'exprime sous la forme :

yl(t)=λ1e(mm21)ω0t+λ2e(m+m21)ω0t

Nous constatons que la solution libre est donnée par la contribution de deux systèmes de premier ordre ayant pour constantes de temps respectives:

τ1,2=1p1,2=1ω0(m±m21)

Cas où m<1

La solution libre s'exprime sous la forme d'une sinusoïde amortie:

yl(t)=αemω0tcos(ω01m2t+φ)
  • mω0 régit la vitesse de décroissance de l'enveloppe,
  • ω01m2 correspond à la pseudo-pulsation des oscillations [rad/s]
Démonstration

Lorsque m<1, comme la solution libre est réelle, cette solution s'exprime nécessairement sous la forme

yl(t)=λ1ep1t+λ2ep2t=λ1ep1t+λ1ep1t

λ1 est un complexe. Comme cette solution est composée d'un complexe et de son complexe conjugué, il en vient que :

yl(t)=2Re(λ1ep1t)

Cette expression peut également se simplifier en utilisant la décomposition sous forme polaire de la constante d'intégration et la décomposition sous forme algébrique de p1. En effet, nous trouvons :

yl(t)=2Re(|λ1|ejarg[λ1]e(Re(p1)+jIm(p1))t)=2|λ1|eRe(p1)tRe(ej(Im(p1)t+arg[λ1]))=2|λ1|eRe(p1)tcos(Im(p1)t+arg[λ1])

En utilisant l'expression de p1 et en posant α=2|λ1| et φ=arg[λ1], nous obtenons finalement :

yl(t)=αemω0tcos(ω01m2t+φ)

Propriétés

  • Oscillations : pseudo-pulsation et pseudo-période.
ωp=ω01m2Tp=2πω01m2
  • Ratio des amplitudes après une oscillation :
R=yl(t1)yl(t1+Tp)=e2πm1m2>1

Lorsque m1, ωpω0 et Re2πm. En utilisant la formule approchée, le coefficient d'amortissement peut être estimé par :

mlnR2π

Exemple: Réponse Indicielle

La réponse indicielle correspond à la réponse du système lorsque l'entrée est un échelon d'amplitude E, c-à-d :

x(t)={Esi t00ailleurs

L'expression de la sortie peut s'obtenir en utilisant l'équation différentielle ou la transformée de Laplace inverse. Spécifiquement, il est possible d'établir que la transformée de Laplace de la sortie est égale à Y(s)=H(s)Es. Dans le domaine temporel, la sortie s'obtient en utilisant une transformée de Laplace inverse. L'expression exacte de y(t) nécessite alors à la fois une décomposition en éléments simples et l'utilisation des tables des transformées de Laplace.

Valeurs limites en 0+ et

Concernant les valeurs aux limites, il est possible d'obtenir rapidement le comportement en t (valeur finale) et à la discontinuité c-à-d t=0+ (post-condition initiale) en utilisant les théorèmes de la valeur finale et initiale.

  • Valeur finale: La valeur finale est donnée par
y()=lims0sY(s)=H(0)E
  • Post-conditions initiales. Pour les post-conditions initiales, nous nous intéressons à la fois à la valeur de y(t) et sa dérivée dy(t)dt en t=0+.

    • Concernant y(t), nous obtenons :

      y(0+)=limssY(s)=H()E
    • Concernant la dérivée de y(t), nous obtenons

      y˙(0+)=dy(t)dt|0+=limss2Y(s)=limssH(s)E
Cas du passe-haut

Dans le cas du passe-haut, la valeur de la limite de sH(s)E ne converge pas car la fonction de transfert est une fraction rationnelle impropre. Dans ce cas, il est nécessaire de décomposer la fonction de transfert sous la forme H(s)=H+H1(s)H est un gain et H1(s) est une fonction rationnelle propre. En utilisant cette décomposition et le fait que H n'impacte pas la valeur de y˙(0+) (terme associé à une impulsion de Dirac), il en vient que

y˙(0+)=limssH1(s)E

Cette limite converge vers une valeur finie.

Réponse Fréquentielle

La réponse fréquentielle du système s'obtient en posant s=jω. En utilisant la forme générale d'un second ordre, nous obtenons :

H(jω)=N(jω)1ω2ω02+2jmωω0
  • Expression à la pulsation propre. À la pulsation propre ω=ω0 [rad/s], la réponse fréquentielle s'exprime simplement sous la forme :
H(jω0)=N(jω0)2jm

Expression du module

En introduisant la pulsation normalisée Ω=ωω0, le module s'exprime sous la forme générale suivante :

|H(jΩ)|=|N(jΩ)|D(Ω)=|N(jΩ)|D12(Ω)

D(Ω)=(1Ω2)2+4m2Ω2. En fonction de l'expression du numérateur et de la valeur de m, ce module peut présenter un extremum à la pulsation normalisée Ωr=ωr/ω0. Si cet extremum existe, la pulsation Ωr s'obtient en annulant la dérivée du module. Lorsque l'extremum correspond à un maximum, la pulsation Ωr est appelée pulsation de résonance normalisée.

Extremum du module

L'extremum du module s'obtient en annulant la dérivée de |H(jΩ)| par rapport à Ω. La condition d'annulation de la dérivée s'exprime sous la forme :

d|N(jΩ)|dΩD(Ω)|N(jΩ)|2dD(Ω)dΩ=0

D(Ω) et sa dérivée sont respectivement données par :

D(Ω)=(1Ω2)2+4m2Ω2dD(Ω)dΩ=4Ω(Ω2+2m21)

L'expression de la pulsation de résonance Ωr dépend de la forme du numérateur N(jΩ). Les résultats spécifiques sont détaillés dans les sections dédiées à chaque type de filtre.

Démonstration

En dérivant |H(jΩ)|=|N(jΩ)|D12(Ω) par rapport à Ω et en utilisant la règle du produit, nous obtenons :

d|H(jΩ)|dΩ=d|N(jΩ)|dΩD12(Ω)|N(jΩ)|2D32(Ω)dD(Ω)dΩ

Cette dérivée s'annule lorsque :

d|N(jΩ)|dΩD12(Ω)=|N(jΩ)|2D32(Ω)dD(Ω)dΩ

En multipliant par D32(Ω) :

d|N(jΩ)|dΩD(Ω)=|N(jΩ)|2dD(Ω)dΩ

Concernant la dérivée de D(Ω), nous obtenons :

dD(Ω)dΩ=2(1Ω2)(2Ω)+8m2Ω=4Ω(Ω2+2m21)

Expression de l'argument

Pour éviter les changements de cadrants liés à l'utilisation de la fonction arctangente, une pré-étape consiste à décomposer la fonction de transfert sous une forme plus simple à manipuler. Spécifiquement, une approche possible consiste à normaliser la partie réelle au dénominateur à 1 pour éviter les indéterminations de phase de la fonction arctangente. En utilisant cette normalisation, nous obtenons :

arg[H(jω)]=arg[N(jω)]arctan(12m(ΩΩ1))

Ω=ωω0 correspond à la pulsation normalisée.

Démonstration

En décomposant la fonction de transfert sous la forme suivante :

H(jω)=N(jω)×11+j2m(ωω0ω0ω)×12jmωω0

Le deuxième terme possède un dénominateur avec une partie réelle positive (pas de changement de cadrant). Nous obtenons alors

arg[H(jω)]=arg[N(jω)]arg(12m(ωω0ω0ω))π2

Applications

Passe-bas (LP2)

H(s)=T01ω02s2+2mω0s+1
  • gain statique: T0,
  • pulsation propre: ω0 (rad/s),
  • coefficient d'amortissement: m.

Réponse Indicielle

Expression
  • Lorsque m>1, la réponse indicielle s'exprime sous la forme :
y(t)=T0E(1m+m212m21et/τ1mm212m21et/τ2)u(t)

τ1=1/p1 et τ2=1/p2 avec τ1<τ2.

  • Lorsque m<1, la réponse indicielle s'exprime sous la forme :
y(t)=T0E(1emω0t1m2cos(ω01m2tarctan(m1m2)))u(t)
Valeurs Limites
  • Post-conditions initiales: y(0+)=0 et dy(t)dt|t=0+=0.
  • Valeur finale: y()=T0E
Dépassement (si m<1)

Lorsque m<1, il est possible d'établir que la réponse indicielle présente des extrema en tk=kπω01m2.

Démonstration

Pour obtenir la position des extrema lorsque m<1, il faut dériver l'expression de la réponse indicielle. Pour t0, nous trouvons :

dy(t)dt=ω01m2emω0tsin(ω01m2t)

Cette dérivée s'annule lorsque ω01m2t=kπ avec kR+. Il en vient que :

dy(t)dt|t=tk=0tk=kπω01m2

Il est important de pouvoir quantifier la valeur maximale de la réponse indicielle. En pratique, nous utilisons le plus souvent le premier dépassement relatif qui est une grandeur indépendante de E, T0 et de ω0. Cette grandeur s'exprime sous la forme

Dr(%)=100|max(y(t))y()y()|=100eπm1m2

La valeur du premier dépassement peut s'obtenir rapidement en utilisant une abaque présentant Dr(%)=f(m) (voir abaque).

Temps de réponse

Dans certaines applications, il est nécessaire de quantifier la rapidité du système au moyen du temps de réponse à ±5%. Le temps de réponse tr est défini formellement comme le temps nécessaire pour atteindre définitivement ±5% de la valeur finale y(). Mathématiquement, tr peut être défini de la manière suivante :

tr=inf{t0τt,|y(τ)y()|0.05|y()|}

Il est possible de démontrer que ce temps de réponse dépend uniquement de la pulsation propre ω0 et du coefficient d'amortissement m. Comme cette dépendance est complexe, la valeur du temps de réponse s'obtient généralement en utilisant une abaque présentant ω0tr=g(m) (voir abaque).

Comportement Fréquentiel

Point singulier et comportements asymptotiques
  • Asymptote basse-fréquences: HBF(jω)=T0,
  • Asymptote haute-fréquences: HHF(jω)=T0(ωω0)2,
  • Valeur à la pulsation propre: H(jω0)=T02jm
Phénomène de résonance

Si m<120.707, la dérivée du module s'annule à la pulsation de résonance :

ωr=ω012m2<ω0

À la pulsation de résonance, le module est égal à

|H(jωr)|=T02m1m2>|H(jω0)|
Démonstration

Pour le passe-bas, le numérateur est constant : |N(jΩ)|=T0. La dérivée du numérateur est donc nulle : d|N(jΩ)|dΩ=0.

En utilisant la condition générale d'extremum du module :

d|N(jΩ)|dΩD(Ω)|N(jΩ)|2dD(Ω)dΩ=0

nous obtenons :

T02dD(Ω)dΩ=0dD(Ω)dΩ=0

En utilisant l'expression de la dérivée dD(Ω)dΩ=4Ω(Ω2+2m21), cette condition impose :

Ω=0ouΩ2=12m2

En écartant la solution triviale Ω=0, la pulsation de résonance normalisée est Ωr=12m2, qui n'existe que si m<12. En revenant à la pulsation non normalisée :

ωr=ω0Ωr=ω012m2
Tableau Récapitulatif
PropriétéConditionExpression
Réponse indicielle
y(t)t0+0
y˙(t)t0+0
y(t)tT0E
Pseudo-pulsationm<1ωp=ω01m2
Comportement fréquentiel
H(jω)ω0T0
H(jω0)T02jm
H(jω)ω0
Résonancem<12ωr=ω012m2

Passe-bande (BP2)

H(s)=2mTmω0s1ω02s2+2mω0s+1
  • gain maximum: Tm,
  • pulsation propre: ω0 (rad/s),
  • coefficient d'amortissement: m.

Réponse Indicielle

Valeurs Limites
  • Post-conditions initiales: y(0+)=0 et dy(t)dt|t=0+=2mω0TmE.
  • Valeur finale: y()=0

Comportement Fréquentiel

Point singulier et comportements asymptotiques
  • Asymptote basse-fréquences: HBF(jω)=2jmTm(ωω0),
  • Asymptote haute-fréquences: HHF(jω)=2jmTm(ωω0)1,
  • Intersection des asymptotes de module en ω=ω0: |Ti|=2m|Tm|
  • Valeur à la pulsation propre: H(jω0)=Tm
Pulsation de coupure à -3dB et bande passante
  • Pulsation de coupure. Le filtre passe-bande possède deux pulsations de coupure à 3dB (|H(jωc)|=|Tm|2). Ces pulsations s'expriment sous la forme :
ωc1=ω0(m+m2+1)ωc2=ω0(m+m2+1)
  • Bande passante à 3 dB. La bande passante à 3dB s'exprime sous la forme :
Δω=ωc2ωc1=2mω0
Tableau Récapitulatif
PropriétéConditionExpression
Réponse indicielle
y(t)t0+0
y˙(t)t0+2mω0TmE
y(t)t0
Pseudo-pulsationm<1ωp=ω01m2
Comportement fréquentiel
H(jω)ω00
H(jω0)Tm
H(jω)ω0
Bande passanteΔω=2mω0

Passe-haut (HP2)

H(s)=Tω02s21ω02s2+2mω0s+1
  • gain haute-fréquence: T,
  • pulsation propre: ω0 (rad/s),
  • coefficient d'amortissement: m.

Réponse Indicielle

Valeurs Limites
  • Post-conditions initiales: y(0+)=TE et dy(t)dt|t=0+=2mω0TE.
  • Valeur finale: y()=0

Comportement Fréquentiel

Point singulier et comportements asymptotiques
  • Asymptote basse-fréquences: HBF(jω)=T(ωω0)2,
  • Asymptote haute-fréquences: HHF(jω)=T,
  • Valeur à la pulsation propre: H(jω0)=jT2m
Phénomène de résonance

Si m<120.707, la dérivée du module s'annule à la pulsation de résonance :

ωr=ω012m2>ω0

À la pulsation de résonance, le module est égal à

|H(jωr)|=T2m1m2>|H(jω0)|
Démonstration

Pour le passe-haut, le numérateur est |N(jΩ)|=TΩ2. Sa dérivée est donc : d|N(jΩ)|dΩ=2TΩ.

En utilisant la condition générale d'extremum du module :

d|N(jΩ)|dΩD(Ω)|N(jΩ)|2dD(Ω)dΩ=0

nous obtenons :

2TΩD(Ω)TΩ224Ω(Ω2+2m21)=0

En divisant par 2TΩ (pour Ω0) :

D(Ω)=Ω2(Ω2+2m21)

En remplaçant D(Ω)=(1Ω2)2+4m2Ω2 et en développant :

12Ω2+Ω4+4m2Ω2=Ω4+2m2Ω2Ω2

Après simplification :

1=Ω2(12m2)Ωr=112m2

Cette solution n'existe que si m<12. En revenant à la pulsation non normalisée :

ωr=ω0Ωr=ω012m2
Tableau Récapitulatif
PropriétéConditionExpression
Réponse indicielle
y(t)t0+TE
y˙(t)t0+2mω0TE
y(t)t0
Pseudo-pulsationm<1ωp=ω01m2
Comportement fréquentiel
H(jω)ω00
H(jω0)T2jm
H(jω)ωT
Résonancem<12ωr=ω012m2

Réjecteur (BR2)

H(s)=T0(1ω02s2+1)1ω02s2+2mω0s+1
  • gain maximum: T0,
  • pulsation propre: ω0 (rad/s),
  • coefficient d'amortissement: m.

Réponse Indicielle

Valeurs Limites
  • Post-conditions initiales: y(0+)=T0E et dy(t)dt|t=0+=2mω0T0E.
  • Valeur finale: y()=T0E

Comportement Fréquentiel

Point singulier et comportements asymptotiques
  • Asymptote basse-fréquences: HBF(jω)=T0,
  • Asymptote haute-fréquences: HHF(jω)=T0,
  • Valeur à la pulsation propre: H(jω0)=0
Pulsation de coupure à -3dB et bande rejetée
  • Pulsation de coupure. Le filtre réjecteur possède deux pulsations de coupure à 3dB (|H(jωc)|=|T0|2). Ces pulsations s'expriment sous la forme :
ωc1=ω0(m+m2+1)ωc2=ω0(m+m2+1)
  • Bande rejetée à 3 dB. La bande rejetée à 3dB s'exprime sous la forme :
Δω=ωc2ωc1=2mω0
Tableau Récapitulatif
PropriétéConditionExpression
Réponse indicielle
y(t)t0+T0E
y˙(t)t0+2mω0T0E
y(t)tT0E
Pseudo-pulsationm<1ωp=ω01m2
Comportement fréquentiel
H(jω)ω0T0
H(jω0)0
H(jω)ωT0
Bande rejetéeΔω=2mω0